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La civilisation Hawaiienne : Les Hommes de Pele
Ils naviguèrent sur l’immensité des océans, livrés à eux-mêmes sans instrument ou carte marine. Ces hommes se guidaient sur le soleil et les étoiles en répertoriant les vents, les courants et les oiseaux migrateurs en observant la forme et la dimension des nuages et des vagues. Ils exploraient et s’installaient au fur et à mesure qu’ils découvraient une terre, une île. Ces grands voyages d’explorateurs, du Sud au Nord du continent américain, forment le grand triangle polynésien depuis la Nouvelle Zélande pour se terminer aux îles d’Hawaii en passant par les îles plus à l’Est. Leur nourriture végétale, leurs animaux domestiques et leur langage remontaient à leurs origines de l’Asie du Sud-Est où le peuple proto-polynésien a été déplacé par d’autres peuples, probablement des envahisseurs en provenance de la Chine, les forçant à prendre la mer. Les datations au carbone C14 et les analogies entre les hawaiiens et les autres idiomes de la Polynésie et du Sud-Est asiatique montrent que ces migrations partirent probablement des rivages de l’Inde à l’aube de l’histoire de l’humanité. Ces hommes descendirent le long de la péninsule malaise et longèrent les côtes jusqu’aux îles d’Indonésie et de Micronésie. Les traces retrouvées sur d’anciens artéfacts, notamment des fragments de poterie de style et motif distincts ont permis de trouver leur trace le long de la côte Nord de la Mélanésie, une région d’îles inhabitées très tôt peuplée par des hommes noirs. De cette route, ces groupes proto polynésiens ont migré vers le Nord constituant l’actuel Micronésie Centrale et Est. Par la suite, ces peuples ont continué leur migration vers l’Est à la découverte des îles du Pacifique inhabitées, les Samoa, Tonga et vers l’Est dans les îles Fidji aux alentours de 1100 ans (BC). Ici s’installèrent. Quelques clans ont prospéré pendant plus de 1000 ans dans l’isolement, faisant évoluer les traits culturels et physiques du peuple polynésien. Après quelques siècles passés, il y a environ 2000 ans, l’exploration de la Polynésie se résumait à des navigateurs en canoë venant des Samoa qui s’aventurèrent vers l’Est grâce aux vents d’Ouest de l’hiver, les menant à découvrir les îles de Tahiti et Marquises.Ces groupes d’îles de Tahiti ainsi que les îles Marquises se sont progressivement stabilisées constituant un foyer émergeant pour les explorateurs polynésiens. Plusieurs siècles plus tard, les îles de Ra’iatea, près de Tahiti furent un centre d’échange culturel et de pouvoir politique. Provenant de Ra’iatea et à proximité de Bora Bora et de Huahine, ces grands navigateurs ont rayonnées dans toutes les directions, et revenant de leurs périples, ils ont découvert les îles Hawaii, les plus à l’Est et la nouvelle Zélande. Les îles Hawaii semblent avoir été colonisées quelques temps avant l’an 450 (AD). De là, Hawaii fut redécouvert et conquis, et une ère de 2 voies traversant le pacifique entre le groupe des îles de Tahiti et Hawaii fut ouverte. C’est au cours de la seconde vague d’immigration que les traditions Hawaiiennes sont apparues. Notamment, le nom de « Hawaii » provient de Havai’i, l’ancien nom de Ra’iatea, laquelle avait été ainsi nommée après la plus grande île des Samoa, maintenant appelé Savai’i. Les mythes et légendes Hawaiiennes étaient très appréciées par le grec Homère et les vikings scandinaves. Chez les Hawaiiens, le statut de la famille était fixé par la descendance. L’autorité était basée sur l’ancienneté avec une totale dévotion à l’égard des anciens et des aînés, ainsi qu’aux anciennes familles, qui conforme aux règles établies étaient celles qui descendaient le plus directement des grands dieux. Les échanges avec les Dieux et les modes de vie étaient régulés par des coutumes basées sur des offrandes réciproques. Ainsi, une riche réserve de légendes, poèmes et connaissances pratiques étaient préservée par la mémoire et la transmission orale à défaut de l’écriture.On peut faire la comparaison entre les anciens chefs grecs, les Heroes et leurs équivalents polynésiens, les Ariki qui étaient de la même fraternité. Leurs divinités étaient définies plus précisément comme des esprits ancestraux que des dieux dans le sens moderne du terme. Le plus grand de ces esprits était le plus ancien et le plus vieux des ancêtres, il possédait les dernières sources du pouvoir spirituel (Mana) qui donnait vie à toute créature, motivait toutes les forces de la nature et transmettait les vertus, la robustesse et les talents au peuple.Un système rigide de Tabous, le Tapu, fut désigné pour protéger le fluide vital du mana, et de cette manière servit comme base pour l’élaboration des lois et de l’ordre social. Le concept du surnaturel, classiquement utilisé dans les religions modernes n’existait pas chez les hawaiiens.Leur existence était définie dans un univers où toutes les choses y compris les dieux étaient naturels. Un univers minéral, un monde organique où chaque élément, chaque personne y trouvaient une place intégrante. Le succès et la réussite étaient accomplis par une vie soigneuse et une harmonie respectueuse avec la nature. L’échec à la réalisation était marqué par un châtiment immédiat des dieux. Le concept moderne de la nature comme un objet de conquête était incompréhensible pour la pensée polynésienne. La civilisation Hawaiienne, une théocratie féodale. Politiquement, Hawaii était une théocratie féodale. Une hiérarchie de chefs que dominait le roi, ou « moi », gouvernait avec l’aide des prêtres, les Kahunas. Comme le rang dépendait des ancêtres et que le mana était héréditaire, le « moi » détenait un pouvoir absolu : Dans ses veines coulait le sang des dieux. C’est le grand prêtre, ou Kahuna nui, qui conseillait le « moi » sur tout sujet important, tandis qu’une hiérarchie de prêtres veillait au bien-être spirituel des vassaux. Les personnages royaux descendants des dieux possédaient un pouvoir spirituel qui leur donnait le droit de mettre en force le système Tapu, nommé « Kapu » par les Hawaiiens. Ce système gouvernait les gens et leur disait ce qu’ils devaient et ne devaient pas faire. A l’origine, lorsque les gens violaient une loi du Kapu, le Pardon n’existait pas. Enfreindre une loi mettait les dieux en colère et pouvait provoquer une catastrophe naturelle sur tout le monde. Les Ali’i (la royauté) ayant constaté ce problème, établirent par conséquent des endroits de refuge, forme de temple sacré ou les transgresseurs pouvaient recevoir le pardon et sauvegarder leur vie. Le transgresseur devait rejoindre un temple Hawaiien, une sorte de sanctuaire ou le prêtre accomplissait une cérémonie d’absolution de plusieurs heures. .
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