volcanologie: volcanologie
(ou vulcanologie) Science qui étudie les volcans.
Histoire de la Vulcanologie
Les volcans sont connus des Hommes depuis l’Antiquité mais la Volcanologie en tant que science permettant la compréhension et l’étude des phénomènes éruptifs actuels et passés a commencé au 18ème siècle grâce aux grands voyageurs qui, par leurs observations de la phénoménologie ont contribué à faire avancer la connaissance des volcans. Le 19éme siècle, riche en découvertes techniques et industrielles favorise l’étude des volcans.
Ces avancées se sont traduites par de nombreuses idées extravagantes, des querelles parfois violentes entre les spécialistes de chaque époque et surtout par des idées avant-gardistes qui ont révolutionné la connaissance du fonctionnement de la Terre et permis la création d’une science spécifique et pluridisciplinaire, la Volcanologie.
La chronologie des différentes étapes de l’avancée de l’étude des volcans :
1er siècle avant JC : STRABON, géographe grec, s’intéresse à la géographie du monde antique et découvre les îles éoliennes constituées des principaux volcans actifs STROMBOLI et VULCANO.
79 après JC: PLINE le Jeune décrit pour la première fois l’éruption cataclysmale du VESUVE (Italie) qui a détruit POMPEI et HERCULANUM.
Du 5ème au 15ème siècle : En Europe, pendant la période du Moyen Age, l’Eglise, pouvoir spirituel et politique, oppose son veto sur les découvertes des hommes de science et impose ainsi une censure à toute publication scientifique. En effet les écrits doivent rester conformes aux Saintes Ecritures et respecter la notion d’enfer et de déluge.
15ème siècle : Invention du procédé d’imprimerie, ou typographie, par l’allemand GUTENBERG permettant de favoriser la diffusion des connaissances des « érudits » qui redécouvrent les théories des anciens.
16ème siècle : Ce siècle marque le début des grandes découvertes maritimes (les côtes américaines, la route des Indes) et nombre de voyageurs décrivent les volcans des Antilles, du Pacifique et de l’Océan Indien.
18ème siècle : L’évolution de la connaissance des volcans est marquée par l’affrontement de deux théories :
* Les « Neptunistes » (de Neptune, Dieu de la Mer dans la mythologie romaine) pensent que l’origine des roches volcaniques résulte d’une précipitation chimique en milieu marin,
* Les « Plutonistes » (de Pluton, Dieu des Enfers dans la mythologie grecque) affirment l’origine ignée (du latin « ignis » : feu) de ces mêmes roches.
Cette querelle souvent violente qui se terminera au milieu du 19ème siècle, amorce l’approche scientifique de la Volcanologie.
19ème siècle : Alors que la querelle entre Neptunistes et Plutonistes s’estompe au profit de ces derniers, une nouvelle polémique voit le jour entre les partisans des « cratères de soulèvement » et ceux qui expliquent que l’édification des cônes volcaniques se fait par l’accumulation de couches de cendres et de laves. Il faudra attendre 1866 pour mettre fin à cette nouvelle querelle et confirmer que les volcans ou les cônes volcaniques se forment par accumulation de matériels sortis durant les éruptions et non pas par soulèvement du sol.
En 1845, le premier observatoire volcanologique voit le jour sur le VESUVE (Italie).
Grâce à l’invention du sismographe électromagnétique, quelques scientifiques privilégiés peuvent suivre et essayer de comprendre l’éruption du VESUVE de 1872.
Cette invention révolutionnaire au 19ème siècle constitue aujourd’hui un outil indispensable dans la prévention des risques volcaniques.
L’analyse des gaz entre dans la recherche scientifique. On découvre que sur chaque volcan actif étudié, les gaz sont identiques mais dans des proportions différentes selon les cas, c’est le début de la Géochimie.
Dans le même temps, des travaux importants sont entrepris pour découper des échantillons de roches magmatiques en lames minces de quelques centièmes de millimètres d’épaisseur afin de les étudier par transparence au microscope. C’est le début de la Pétrographie.
20ème siècle : En 1916, le météorologue et géophysicien Alfred WEGENER évoque la théorie de la dérive des continents. Son idée sera reprise et améliorée 50 ans plus tard sous le terme de « tectonique des plaques ». Aujourd’hui cette théorie est appliquée dans le monde entier et a contribué à faire avancer la Volcanologie et les sciences de la Terre de manière significative.
Du 20ème siècle à nos jours : Les progrès scientifiques sont nombreux et les techniques de surveillance se développent.
Aujourd’hui grâce à la télédétection satellitaire, les scientifiques sont capables d’interpréter les anomalies de températures ou les déformations des pentes d’un volcan.
Des cartes des risques sont établies lorsque un volcan actif est proche d’une agglomération.
Malgré tous ces progrès, la Volcanologie doit encore évoluer pour diagnostiquer de manière précise une crise éruptive.